Quand le classement mondial rencontre l’exode français
Le chiffre fait froid dans le dos. 27% des Français adultes disent vouloir quitter définitivement leur pays s’ils en avaient la possibilité. Soit plus d’un sur quatre. L’an dernier, ils n’étaient que 11%. Cette hausse spectaculaire, révélée par une étude Gallup publiée fin décembre 2024, marque un tournant historique pour la France. Jamais, depuis près de vingt ans que l’institut américain pose la question, l’envie de partir n’avait atteint un tel niveau.
Au même moment, l’île Maurice décroche la deuxième place mondiale du classement des meilleures destinations pour prendre sa retraite, selon le Global Retirement Report 2025. Juste derrière le Portugal, devant l’Espagne, l’Uruguay ou l’Autriche. Avec un score de 89,24 sur 100, l’île s’impose comme une évidence pour tous ceux qui cherchent ailleurs ce qu’ils ne trouvent plus en France.
Coïncidence ? Pas vraiment. Ces deux actualités se répondent, s’entrechoquent, et dessinent en creux une réalité que beaucoup préfèrent encore ignorer. La France traverse une crise de confiance sans précédent, et Maurice incarne une solution concrète pour des milliers de Français qui ont décidé de ne plus attendre.
L’effondrement français : des chiffres qui font mal
Pour comprendre l’ampleur du malaise, il faut regarder les données de Gallup en face. La confiance dans le gouvernement national s’effondre à 29% en 2025, soit une chute de 13 points en un an. La confiance dans le système judiciaire tombe à 50%, celle dans les institutions financières à 42%. Aucun autre pays de l’Union européenne n’a enregistré une dégringolade aussi brutale sur l’ensemble de ces indicateurs.
Benedict Vigers, rédacteur senior chez Gallup, le dit sans détour : « En France, la confiance dans les institutions reste normalement stable d’une année sur l’autre. Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron en 2017, elle avait même progressé. Mais tous ces progrès ont été balayés en seulement douze mois. Une performance aussi rare que préoccupante. »
Sur le terrain, ça se traduit par des parcours qui basculent. Julien, entrepreneur dans la restauration, a quitté Paris en décembre 2024 pour s’installer à Tbilissi, en Géorgie. Il ne se sentait plus heureux en France. Dans son établissement, il avait constaté une nette baisse de fréquentation. Les clients n’avaient plus les moyens de sortir et de consommer comme avant. À ses yeux, il y a un manque d’opportunités pour les entrepreneurs, une pression fiscale monstrueuse, et surtout une atmosphère globale très mauvaise.
Antoine, ingénieur dans le secteur du luxe à Paris, partage ce malaise même s’il n’a pas encore franchi le pas. Il adore sa ville, où il est né et travaille, mais ressent de plus en plus vivement l’envie de partir. Au Canada, il a retrouvé une sorte d’acceptation des autres qu’il ne perçoit plus en France. « Ici, dit-il, il y a beaucoup de haine entre les gens. Les gens préfèrent se tirer dans les pattes plutôt que de s’entraider. » Malgré un parcours de cadre, Antoine explique qu’il ne pourrait pas s’acheter tout seul son propre logement ni même vivre dans la ville où il est né, sans héritage.
67% des Français estiment que leur situation économique se détériore. Seulement 21% la voient s’améliorer. Depuis 2015, la France fait partie des pays les plus pessimistes de l’OCDE sur le plan économique, juste derrière la Grèce. Ce n’est plus une simple baisse de moral. C’est une perte de perspective systémique.
Maurice : ce que dit vraiment le classement mondial
Pendant que la France s’enfonce, Maurice grimpe. Le Global Retirement Report 2025, qui évalue chaque année les meilleures destinations pour les retraités, place l’île à la deuxième position mondiale. Devant l’Espagne, souvent cité comme eldorado fiscal européen. Devant la Thaïlande, temple du low-cost asiatique. Devant Bali, paradis des digital nomads.
Le classement repose sur plusieurs critères. Coût de la vie, accès aux soins, qualité des infrastructures, fiscalité, stabilité politique, climat, sécurité. Sur tous ces points, Maurice obtient des scores élevés. Le climat tropical, évidemment, joue un rôle. Mais ce qui séduit vraiment, c’est le package global. Une fiscalité attractive pour les retraités et les investisseurs, un système de santé performant avec des médecins formés en Europe et en Afrique du Sud, une stabilité politique rare dans la région, une absence de criminalité violente, et une qualité de vie qui n’a rien à envier aux destinations européennes.
Pour un retraité français qui touche une pension de 2 500 euros par mois, Maurice propose un niveau de vie nettement supérieur à ce qu’il pourrait espérer en France. Une villa avec piscine à Mont Choisy ou Tamarin, un jardinier, une employée de maison, des sorties régulières au restaurant, des weekends à la plage. Le tout sans rogner sur le budget santé ni sur les loisirs. En France, avec la même pension, il faudrait choisir. Ici, on peut tout avoir.
Mais Maurice ne séduit pas que les retraités. Les actifs, les entrepreneurs, les familles avec enfants, tous trouvent des raisons de s’installer. Selon l’Economic Development Board, l’île a accueilli plus de 3 200 nouveaux résidents permanents en 2023, dont une majorité de Français. Et les chiffres de 2024 devraient être encore plus élevés.
Pourquoi Maurice attire autant les Français en 2025
Si Maurice cartonne auprès des Français, ce n’est pas seulement pour le soleil et les plages. C’est parce que l’île répond très concrètement aux frustrations exprimées dans l’étude Gallup. Pression fiscale ? Maurice propose un impôt sur le revenu plaplafonné à 15%, avec des dispositifs encore plus avantageux pour les nouveaux arrivants. Sentiment d’insécurité économique ? L’île affiche une croissance stable, un taux de chômage faible, et une économie diversifiée qui ne repose plus uniquement sur le tourisme. Défiance envers les institutions ? Maurice jouit d’une réputation de stabilité démocratique, avec des alternances politiques pacifiques et un État de droit respecté.
Clément, parti s’installer à Toronto en 2023, ne se voit pas revenir en France. Il dit avoir été profondément écœuré par la situation politique, évoquant un grand n’importe quoi et le sentiment d’être représenté par des responsables qui ne lui ressemblent pas. Un cap a été franchi, estime-t-il. La fracture est vraiment visible. Maurice, à l’inverse, propose une société qui fonctionne. Pas parfaite, loin de là, mais prévisible, stable, et accueillante pour ceux qui cherchent à reconstruire quelque chose.
L’autre atout majeur de Maurice, c’est la langue. L’île est francophone, créolophone, et anglophone. Un Français peut s’y installer sans apprendre une nouvelle langue, tout en ouvrant ses enfants au bilinguisme. Les écoles internationales, nombreuses et de qualité, suivent des programmes français, britanniques ou internationaux. Les diplômes sont reconnus. Les passerelles avec l’Europe restent simples. En clair, Maurice permet de partir sans couper les ponts.
Sur le plan pratique, l’île a considérablement simplifié ses procédures d’immigration ces dernières années. Le permis de résidence pour investisseurs (via l’achat d’un bien immobilier en PDS, RES ou IRS) s’obtient en quelques mois. Les démarches administratives, bien que parfois laborieuses, restent compréhensibles. Et une fois installé, on bénéficie d’un cadre de vie qui justifie amplement les quelques compromis nécessaires.
Le profil type de l’expatrié français à Maurice en 2025
Qui sont ces Français qui partent à Maurice ? Contrairement aux clichés, ce ne sont pas uniquement des retraités fortunés ou des rentiers en quête de paradis fiscal. On trouve de tout. Des entrepreneurs dans la tech qui profitent du décalage horaire pour travailler avec l’Europe et l’Asie. Des familles quadragénaires qui veulent offrir à leurs enfants une enfance au soleil et en sécurité. Des cadres en télétravail qui ont négocié avec leur employeur français la possibilité de s’installer à distance. Des freelances, des consultants, des investisseurs immobiliers.
Beaucoup arrivent avec un projet précis. Ouvrir un restaurant, lancer une activité de coaching, développer un commerce en ligne, investir dans la location saisonnière. Maurice permet de tester des projets qui seraient trop risqués ou trop coûteux en France. Le coût de la vie plus bas, la fiscalité allégée, et l’absence de charges sociales écrasantes offrent une marge de manœuvre inespérée.
Les retraités, bien sûr, restent nombreux. Mais ils ne ressemblent plus aux retraités d’il y a vingt ans. Actifs, connectés, encore en pleine forme à 60 ou 65 ans, ils voient Maurice comme une seconde vie, pas comme une maison de retraite tropicale. Beaucoup s’investissent dans des associations, créent des clubs de bridge, organisent des randonnées, montent des projets culturels. Ils apportent à l’île une dynamique nouvelle, tout en profitant d’un cadre de vie exceptionnel.
Un point commun unit tous ces profils. Ils ne fuient pas la France par haine ou par rejet. Ils partent parce qu’ils ne se projettent plus. Parce qu’ils ont l’impression de jouer un jeu truqué, où l’effort ne paie plus, où l’ascenseur social est bloqué, où le système est devenu un piège plutôt qu’un tremplin. Maurice, à leurs yeux, incarne une forme de liberté retrouvée.
Ce que les chiffres ne disent pas : le coût psychologique de rester
L’étude Gallup révèle un phénomène troublant. Près d’un Français sur deux ayant peu ou pas confiance dans les institutions dit vouloir quitter le pays. Chez ceux qui conservent un niveau de confiance élevé, la proportion est bien moindre. Le lien entre défiance institutionnelle et désir de départ est clair. Plus on perd foi dans le système, plus l’envie de partir devient irrépressible.
Adèle, partie en 2024 de Lyon pour Leipzig en Allemagne, évoque une nostalgie persistante pour la France. La langue, la culture, les paysages. Mais ses retours récents ont ravivé sa colère. Après avoir participé à une manifestation en septembre, elle dit avoir été terrorisée par la violence de la répression. Cette angoisse, notamment en tant que femme queer, l’empêche d’envisager un retour.
Ce coût psychologique de rester, c’est ce que les statistiques peinent à capturer. L’usure quotidienne de vivre dans un pays qui ne vous ressemble plus. Le sentiment d’être à contretemps, à contre-courant, perpétuellement en décalage. Pour ceux qui partent, Maurice offre une respiration. Un espace mental où l’on peut enfin se poser, sans cette tension permanente qui caractérise la vie en France en 2025.
Antoine, qui hésite encore à partir, parle d’un climat ultra morose et se dit très inquiet pour la présidentielle de 2027 à cause de la montée de l’extrême droite. Cette anxiété politique diffuse contamine tout. Les projets professionnels, les choix de vie, les relations sociales. Partir, dans ce contexte, ce n’est pas abandonner. C’est se protéger.
Maurice n’est pas un eldorado (et c’est tant mieux)
Hadrien et Sophie ont fait le chemin inverse. Après plusieurs années à Toronto, ce couple travaillant dans la banque est revenu vivre à Paris. Leur expérience a nuancé l’image d’un eldorado nord-américain. « La France n’est pas parfaite, reconnaissent-ils, mais on n’est pas si mal en France non plus. » Ils soulignent qu’au Canada, on paie autant d’impôts sur le revenu mais la vie coûte très cher, alors qu’en France, ils bénéficient de davantage de vacances et d’un coût de la vie plus compatible avec leur quotidien. « On est quand même dans un beau pays« , ajoutent-ils, estimant que le discours ambiant tend parfois à exagérer le catastrophisme.
Ce témoignage mérite d’être entendu. Maurice n’est pas un eldorado. L’île a ses défauts, ses limites, ses frustrations. Le rythme est plus lent, les infrastructures parfois vieillissantes, la bureaucratie peut être pesante. Certains expatriés craquent au bout de six mois et rentrent. D’autres s’adaptent, trouvent leur équilibre, et ne repartiraient pour rien au monde.
La différence, c’est que Maurice ne prétend pas être parfait. L’île vend du concret. Du soleil, de la fiscalité avantageuse, de la sécurité, de la stabilité. Pas de grandes promesses, pas de marketing agressif. Juste une réalité tangible que chacun peut vérifier avant de s’engager. Et pour beaucoup de Français fatigués des discours creux et des promesses non tenues, cette honnêteté fait toute la différence.
L’île a d’ailleurs compris que son attractivité repose sur sa capacité à offrir un cadre de vie cohérent, pas sur des mirages fiscaux. Les autorités mauriciennes investissent massivement dans les infrastructures, l’éducation, la santé. Elles encouragent l’innovation, soutiennent l’entrepreneuriat, facilitent l’installation des talents étrangers. Tout en préservant une identité locale forte, faite de multiculturalisme assumé et de convivialité créole.
Ce que révèle cet exode : la France a un problème de projection
Le vrai sujet, au fond, n’est pas Maurice. C’est la France. Un pays où 27% de la population adulte veut partir, c’est un pays malade. Pas économiquement, pas démographiquement, mais psychologiquement. C’est un pays qui ne fait plus rêver ses propres habitants. Un pays où l’avenir semble bouché, où les perspectives se rétrécissent, où l’effort ne paie plus.
L’étude Gallup pointe une crise de confiance institutionnelle sans précédent. Mais derrière les chiffres, il y a des millions de vies, de projets avortés, d’espoirs déçus. Des jeunes diplômés qui ne trouvent pas de CDI. Des entrepreneurs étouffés par les charges. Des classes moyennes qui s’appauvrissent. Des retraités qui voient leur pouvoir d’achat fondre. Des familles qui ne peuvent plus se loger décemment dans les villes où elles travaillent.
Maurice, dans ce contexte, n’est qu’un symptôme. Un révélateur. La destination où convergent ceux qui ont encore les moyens de partir. Mais derrière chaque départ, il y a des dizaines, des centaines de personnes qui aimeraient partir et ne peuvent pas. Faute de ressources, de diplômes, de contacts, de courage. Ces gens-là restent, subissent, s’adaptent tant bien que mal. Mais leur frustration alimente le malaise général.
Pour l’instant, la France semble incapable de répondre à cette hémorragie silencieuse. Les responsables politiques multiplient les annonces, les réformes, les grands plans. Mais rien ne change vraiment. Les impôts restent élevés, la bureaucratie omniprésente, les perspectives bouchées. Et pendant ce temps, Maurice, le Portugal, le Canada, l’Espagne, Dubaï continuent d’attirer ceux qui ont décidé de ne plus attendre.
2027 : un rendez-vous décisif
Selon Gallup, le lien entre défiance institutionnelle et désir de départ est mathématique. Plus la confiance dans le système s’effondre, plus l’envie de partir grimpe. En 2025, ce cercle vicieux a atteint un point de rupture. La popularité d’Emmanuel Macron tombe à 28%, un plus bas historique. Les gouvernements se succèdent sans majorité parlementaire. Les budgets déclenchent des motions de censure à répétition. L’impression de paralysie politique nourrit un sentiment de fatalité.
L’élection présidentielle de 2027 sera décisive. Soit un nouveau leadership parvient à recréer de la confiance, de la projection, de l’espoir. Soit la France continuera de voir partir ses talents, ses entrepreneurs, ses retraités, ses forces vives. Maurice, dans ce scénario, continuera de prospérer. L’île a tout intérêt à ce que la France aille mal. Chaque crise fiscale, chaque scandale politique, chaque réforme ratée nourrit le flux d’arrivants.
Mais ceux qui partent le disent. Ils n’ont pas envie de fuir. Ils aimeraient que la France redevienne un pays où l’on peut se projeter. Où l’effort est récompensé. Où les institutions inspirent confiance. Où l’avenir n’est pas synonyme de déclin. Pour l’instant, ce pays-là n’existe plus. Alors ils vont le chercher ailleurs. À Maurice, au soleil, dans un endroit où les règles du jeu sont claires et où la vie redevient simple.
Concrètement, comment ça se passe ?
Pour ceux qui envisagent sérieusement Maurice, quelques repères pratiques. L’immobilier reste le point d’entrée principal. Acheter une villa ou un appartement en accession pour non-citoyens (PDS, RES, IRS) donne automatiquement droit à un permis de résidence. Les prix varient fortement selon les zones. Compter entre 300 000 et 500 000 euros pour une villa correcte avec jardin et piscine dans le nord de l’île. Entre 150 000 et 250 000 euros pour un appartement en résidence sécurisée.
Fiscalement, Maurice propose un impôt sur le revenu plafonné à 15%, sans impôt sur la fortune, sans droits de succession entre époux et descendants directs. Les conventions fiscales avec la France permettent d’éviter la double imposition. Mais attention, quitter fiscalement la France nécessite de remplir certaines conditions. Résidence principale à Maurice, centre des intérêts économiques déplacé, séjour de moins de 183 jours par an en France. Les contrôles fiscaux existent, et l’administration française ne plaisante pas avec les faux départs.
Niveau santé, Maurice dispose de cliniques privées performantes. Les médecins, souvent formés en Europe ou en Afrique du Sud, parlent français et anglais. Les tarifs restent bien inférieurs à ceux pratiqués en France pour les non-remboursés. Une consultation chez un spécialiste coûte entre 50 et 80 euros. Une IRM autour de 200 euros. Beaucoup d’expatriés souscrivent une assurance santé internationale, d’autres se contentent de payer cash.
Les écoles internationales sont nombreuses. Maternelle, primaire, collège, lycée, on trouve des établissements français (homologués AEFE), britanniques, ou internationaux (IB). Les frais de scolarité tournent entre 5 000 et 12 000 euros par an selon les niveaux et les établissements. C’est cher, mais moins qu’à Paris ou Londres pour des structures équivalentes.
Au quotidien, la vie à Maurice ressemble à celle d’une petite ville balnéaire du sud de la France, avec du soleil toute l’année et une ambiance créole décontractée. On fait ses courses dans les supermarchés Winner’s ou Carrefour. On va au restaurant le weekend. On profite de la plage, de la piscine, du jardin. On voyage facilement vers l’Afrique du Sud, La Réunion, les Seychelles, Madagascar. On construit une vie simple, loin du stress métropolitain.
Maurice en 2026 : le refuge des Français qui ne croient plus en la France
Partir n’est jamais simple. Ça demande du courage, de l’argent, de l’énergie. Ça implique de quitter sa famille, ses amis, ses habitudes. Mais pour un nombre croissant de Français, rester devient plus difficile encore. Rester, c’est subir. Partir, c’est reprendre la main.
Maurice ne résoudra pas tous les problèmes. L’île ne fera pas disparaître vos angoisses, vos frustrations, vos regrets. Mais elle offre un cadre stable, prévisible, où l’on peut enfin souffler. Où l’on peut reconstruire. Où l’on peut se projeter à nouveau. Et en 2026, pour beaucoup de Français épuisés, c’est déjà beaucoup.
Manager in Digital Marketing and Content Creation at Pam Golding Properties Mauritius, Mathieu Duez leverages his expertise in both real estate and hospitality to craft impactful digital strategies. With a passion for creating engaging content, he connects brands with their audiences through innovative and targeted marketing approaches.